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Effet Expérimentateur

Effet expérimentateur

L'effet expérimentateur a été mis en évidence par Rosenthal dans le domaine de la psychologie. Il consiste en un biais affectant les résultats d'une expérimentation, ceux-ci validant les hypothèses internes, conscientes ou non, de l'expérimentateur.

Applications de la notion

Cet effet a pu être mis en évidence dans plusieurs disciplines scientifiques : en psychologie, en éducation, en médecine et dans des expériences de pointe en sciences de la matière (les grands chercheurs obtenant des effets importants que leurs successeurs peinent à reproduire). Méthodologiquement, une parade utilisée consiste dans ce qu'on appelle l'expérimentation en double ou même triple aveugle.

Parapsychologie

Par ailleurs, il s'agit d'une notion importante dans les débats actuels en parapsychologie, mais dans un sens étendu. Les hypothèses internes (ou croyances) de l'expérimentateur, mais également des participants et des observateurs proches ou lointains, semblent déterminer en grande partie les résultats, et cela de façon psi. On peut citer les expériences de dare-viewing menées par Wiseman & Schlitz (1997) qui, bien que suivant exactement le même protocole dans les mêmes conditions, ont menées à des résultats différents en fonction des convictions respectives des expérimentateurs. Une tentative récente de réplication par Wiseman & Watt (2002) de l'effet expérimentateur dans le cadre d'une expérience psi a échoué : sa pertinence dans le débat en parapsychologie reste donc à démontrer. Le problème étant fondamentalement que les parapsychologues invoquent l'effet expérimentateur de façon ad hoc afin d'empêcher toute réfutation du psi. Lorsqu'un sceptique obtient un résultat statistiquement non significatif (et qui donc apporte du poids à l'hypothèse de la non-existence du psi), les parapsychologues disent « Cela ne réfute pas l'existence du psi, c'est simplement que le sceptique inhibe la manifestation du psi... ». Si personne ne met en doute l'existence des effets expérimentateurs en psychologie, c'est l'utilisation de la notion pour rendre encore plus irréfutable l'existence du psi qui est problématique. Les parapsychologues expliquent l'effet expérimentateur en considérant que les croyances favorisent ou inhibent les manifestations du psi (effet expérimentateur psi), tandis que les sceptiques expliquent le même effet en considérant que les chercheurs qui considèrent le psi comme réel génère une atmosphère moins contrôlée, non consciemment, ce qui favorise l'apparition de biais, par exemple de fuite d'informations sensorielles, (effet expérimentateur classique). ; Notes : le terme « psi » est utilisé par les tanants de la parapsychologie pour désigner des capacités supposées de l'esprit, comme la perception extra-sensorielle ou la psychokynésie

Liens


- http://www.skepdic.com/experimentereffect.html

Bibliographie


- Smith, M. D. (2003). The role of the experimenteur in parapsychological research. Dans Alcock, J. A., Burns, J., Freeman, A. (Eds.). « Psi Wars - Getting to grips with the paranormal ». Journal of Consciousness Studies, vol. 10, n° 6-7. Un article qui fait l'état des lieux de la question.
- Wiseman, R., & Watt, C. (2002). Experimenter differences in cognitive correlates of paranormal belief and in Psi. Journal of Parapsychology, December.
- Wiseman, R., & Schlitz, M (1997). Experimenter effects and the remote detection of staring. Journal of Parapsychology, 61(3), 197-207.
- « Mise en évidence d'un effet Rosenthal médiatisé par la psychokinèse[http://psiland.free.fr/savoirplus/theses/amorim.pdf] », Mémoire réalisé dans le cadre du Laboratoire de psychologie expérimentale, Université René Descartes (Paris V), UFR de Psychologie, Michel-Ange AMORIM, 1990. catégorie:métrologie Catégorie:Psychologie

Psychologie

La psychologie est la science de l'âme ou psyché, et de ses interactions avec les nombreuses fonctions innées, sensitives, affectives ou intellectuelles et l'étude du comportement humain en général. Divisée en de nombreuses branches d’étude, ses disciplines abordent le domaine aussi bien au plan théorique que pratique, avec des applications thérapeutiques, sociales, et parfois politiques ou théologiques.

Définition

Étymologiquement, la psychologie est la science (logos) de l'âme ou psyché (psukhê). En son sens grec, cette étude porte sur les fonctions végétatives (psychophysiologie), sensitives (perceptions, motivation, motricité) et intellectives (psychologie cognitive), (cf. Aristote, Peri Psukhè). L'objet d'étude de la psychologie est un débat non clos depuis des siècles, si bien que selon les auteurs, la psychologie s'est trouvée centrée sur des objets très différents, sans qu'il soit encore possible aujourd'hui de décider quelle est la théorie unitaire qui serait largement acceptée. Ainsi les approches de cette question extrêmement complexe se partagent traditionnellement en celles qui considèrent que l'objet de la psychologie est le comportement et sa genèse, ou les processus de la pensée, ou les émotions et le caractère ou encore la personnalité, les relations humaines, etc. Mais certaines disciplines psychologiques se distinguent non par l'objet d'étude proprement dit mais par la méthode utilisée (clinique, expérimentale, différentielle, etc.) et d'autres par l'activité humaine considérée (travail, apprentissage, soin, éducation, etc.). Certaines disciplines de la psychologie se combinent avec d’autres, soit dans des champs connexes soit comme sous-domaines d’un champ d’études plus vaste, et sont souvent soumises à de redoutables problèmes épistémologiques, par exemple la psychopédagogie, la psychosociologie ou la psychopathologie, etc. En effet, il est difficile de dire par exemple ce qu’est ou n’est pas la pathologie en général (cf. Essai sur quelques problèmes concernant le normal et le pathologique (1943) de Georges Canguilhem) et donc encore plus difficile de préciser la pathologie de l’esprit, de la personnalité… poser la question, c’est se rendre compte des écueils théoriques qui ne sont toujours pas dépassés. Enfin, le rapport de la psychologie avec la philosophie a été très étroit, voire indiscernable, pendant longtemps (la morale, la conscience, l'action, etc. sont des thèmes traditionnellement philosophiques que l'on rencontre en psychologie). Certaines psychologies sont ainsi orientées par des thèses philosophiques (personnalisme, humanisme, biologisme, etc.). C'est cette extrême diversité qui en fait la complexité historique, les résultats localement acquis se croisent et il faut de longues études pour en démêler la rationalité et l'intérêt. Il est ainsi très facile d'obtenir des théories inconsistantes ou de réaliser des synthèses incohérentes, qui ne manquent pas tout au long de l'histoire multimillénaire de la psychologie. A côté de la psychologie « savante », il existe pour chacun le sentiment « d'en savoir quelque chose » puisque nous savons tous ce qu'est un caractère, un sentiment, une pensée, une relation affective, etc. Alors, que peut dire de plus le psychologue sur ces questions? D'autant que la plupart des affirmations psychologiques générales paraissent pouvoir être contredites ou trouver un contre-exemple qui les ruine. Il est aussi possible d'opposer, dans le champ des sciences humaines, la psychologie à la sociologie, à l'anthropologie et aux sciences politiques, en ce qu'elle étudie d'abord des personnes. Ainsi que ce soit en théorie ou en pratique, la définition de l'objet de la psychologie est une question non résolue.

Problématiques de la psychologie

La psychologie est traversée par plusieurs problématiques qui la fragmentent selon les options prises par ceux qui l’étudient. La combinaison rationnelle et synthétique des résultats n’est pas l’objet d’un consensus général, même si bien sûr beaucoup de résultats se sont accumulés et si localement, il est possible d’affirmer que certaines hypothèses sont justes ou fausses.

Idéalisme et matérialisme

La problématique la plus ancienne et la plus générale est celle que la philosophie projette depuis les origines sur les études de psychologie : les conceptions idéalistes et matérialistes s’opposent depuis Platon et Épicure et sont sensibles à toutes les époques avec des nuances, des compromis variables selon les auteurs (cf. Histoire de la psychologie). Cette problématique traverse les sciences dites cognitives : les recherches qui utilisent des outils modernes pour analyser matériellement le cerveau et comprendre son fonctionnement vont-elles trouver le sens de ce que vit la personne ?

Méthode scientifique générale et méthode psychologique spécifique

Le problème est que la psychologie n’a pas sa méthode spécifique d’étude : chaque grande étape dans l’histoire de la psychologie est marquée par l’utilisation de méthodes scientifiques qui ont obtenu des succès dans d’autres champs et qui sont appliquées à ce qui paraît être l’objet d’étude de la psychologie, adéquat à la méthode… raisonnement circulaire qui a des effets limitée et inévitable. Par exemple, la méthode expérimentale sera appliquée au cours des XIXe et XXe siècles, avec des résultats très critiquables : Wilhelm Wundt paraît limiter la psychologie à ce que mesure ses instruments (temps de réaction, excitabilité,…) ou les études comportementalistes (behavioristes) vont refuser d’étudier la conscience ou la pensée en considérant que c’est une « boîte noire » dont on ne peut rien dire, rien mesurer. Ainsi, la méthode linguistique, la méthode herméneutique, etc. vont tour à tour apporter des informations mais surtout des critiques à l’égard des autres méthodes et de leurs résultats…Mais ces résultats intéressants peuvent parfois inciter le sujet a la tentative de suicide par la transformation de sa psychomorphologie.

Cerveau et société humaine

Cette problématique est la conséquence de la position de la psychologie à la frontière de domaines immenses peu maîtrisés scientifiquement :
- le « cerveau », est l'objet le plus complexe que nous connaissions dans l’univers, nos connaissances à son sujet s’élaborent tous les jours, mais nous sommes loin d’en avoir fait le tour… ;
- la « société humaine », dont le passé a déterminé ce qu’est l’espèce humaine aujourd’hui et dont le fonctionnement est très complexe sous tous ses aspects, forment l’un et l’autre ce que nous sommes individuellement.

Individuel et collectif

Cette problématique oppose l’individuel au collectif. Beaucoup de théories se sont affrontées sur cette dimension des études psychologiques, sans qu’une conclusion consensuelle se dégage actuellement sur les rapports entre la personne et la société. Certains « décident » que c’est la personne qui permet à la société d'exister et de se transformer, pour d’autres c’est le contraire et, bien entendu, beaucoup pensent que les deux sont nécessaires, mais de quelle manière est ce le mieux ?

Inné et acquis

Cette problématique n’est pas la plus simple ni la dernière, les rapports entre ce qui est déterminé génétiquement et ce qui est acquis de l'environnement ou socialement ont occupé les universités depuis longtemps et peut-être les occuperont encore longtemps, jusqu’à ce que nous sachions penser scientifiquement ces relations. La méthode statistique est cette fois appliquée sur des notions et des concepts dont la scientificité est loin d’être assurée : l’« intelligence », le « patrimoine génétique », le « niveau socioculturel » et donne des résultats divergents selon les études…

Développement et permanence

Qu’est-ce qui chez l’adulte reste de l’enfant, qu’est-ce qui chez l’enfant détermine l’adulte qu'il sera ? L’écho s’en fait entendre dans les affirmations du type « Tout se joue avant six ans ! » ou « Il faut rester enfant pour être créatif ! » dont la scientificité est éminemment douteuse.

Humain et animal

Comment penser l'évidente différence entre une société humaine et un groupe de primates, tout en intégrant la continuité de l'évolution de l'animal vers l'homme ? La psychologie de l'animal est-elle suffisante pour comprendre l'humain ? Comprendre la pensée humaine sans la lier à la pensée non verbale de l'animal, est-ce correct ?

Conscient et inconscient

La découverte que les humains ne maîtrisent pas tous leurs actes, que des paroles, des moments de leur vie intellectuelle ou affective ne sont pas conscients a bouleversé l'image d'un homme de raison, maître de lui-même et du monde. La conscience claire devient un objectif mais n'est pas donnée naturellement... Chaque champ d’études de la psychologie pose ainsi de difficiles oppositions que les auteurs tranchent ou accommodent pour tenter de construire une démarche scientifique, comme le rapport entre raison et folie ou celui entre normal et pathologique, déjà évoqué. L’histoire de la psychologie n’est donc pas une construction linéaire où les progrès se sont accumulés dans une même direction, à partir d’un même objet. S'il est assez simple d'établir une chronologie de l'histoire de la psychologie, le cours de son histoire est plein de fractures, de contradictions dès que l’on cherche à étendre les résultats en dehors de la zone étroite où ils ont été élaborés. Cette histoire appartient fondamentalement à la psychologie : il est difficile d’étudier la psychologie sans connaître son histoire, le risque en l'ignorant est de répéter des erreurs déjà critiquées.

Classement des disciplines et approches psychologiques

Le classement proposé des diverses disciplines psychologiques est empirique, il utilise les catégories classiques de la méthode scientifique ; objet d'étude, méthode d'analyse, champ d'étude. Comme tout classement empirique, il n'est pas totalement satisfaisant et les disciplines appartiennent à plusieurs catégories, mais l'accent est mis sur un aspect du fait du nom choisi par les fondateurs. C'est une des tâches essentielles de la psychologie et de son épistémologie que de parvenir à définir scientifiquement son objet d'étude, sa méthode et son champ d'étude. Travail en cours mais qu'on ne peut considérer comme achevé ou même stabilisé.

Selon le paradigme


- Les approches psychodynamiques (psychanalyse)
- La psychologie de la forme (Gestalt)
- Le comportementalisme (béhaviorisme)
- La psychologie cognitive
- Le connexionnisme
- L' approche écosystémique

Selon l'objet d'étude


- La psychologie animale
- La psychologie du développement
- La psychologie de la personnalité
- La psychologie sociale
- La psychologie de l'éducation
- La psychologie environnementale
- La psychophysiologie

Selon la méthode d'étude


- La psychométrie
- La psychologie expérimentale
- La psychologie différentielle
- La psychologie du développement historico-social
- La psychologie computationnelle (informatique)
- La psychologie clinique
- La psychanalyse
- La psychologie humaniste
- La psychologie transpersonnelle
- La psychologie criminologie
- La psychologie interculturelle

Selon le champ d'étude ou de pratique


- La psychologie scolaire
- La psychologie du travail
- La psychologie de la santé
- La psychologie du sport
- La psychologie légale
- La psychologie du couple
- La psychothérapie

Selon les articulations avec des champs connexes


- La psychopédagogie
- La psychopathologie
- La psychophysiologie
- La neuropsychologie

Notions de psychologie


- accompagnement
- agression
- apprentissage
- aptitudes
- associationnisme & connexionnisme
- attitude et influence sociale
- cerveau et système nerveux
- cognition
- cognition sociale
- conditionnement
- conscience et inconscient
- complexes
- complexe œdipien
- comportement
- comportement addictif
- compréhension
- contexte
- développement
- dépression
- deuil
- dynamique des groupes
- émotion
- ergonomie cognitive
- estime de soi
- expertise
- foules
- forme
- groupe restreint
- gestalt
- instruments d'évaluation
- intelligence
- introspection
- intentionnalité
- langage et acquisition du langage
- lecture
- mécanisme de défense
- mémoire
- méthodes de recherche
- modèles mentaux
- modélisation-simulation
- morphopsychologie
- motivation
- mimétisme
- narcissisme
- névrose
- passage à l'acte
- pédagogie
- perception
- personnalité
- population
- psychologie appliquée
- psychopathe
- psychose
- psychotrope
- planification
- pulsion
- raisonnement et prise de décision
- relationnel
- représentation
- résolution de problème
- retard mental
- santé mentale
- savoir-faire
- sens
- sensation
- sexualité
- stress
- statistiques
- psychothérapie
- théorie de l'esprit
- thérapies psychologiques
- transfert
- traumatisme
- trouble de l'attachement
- Trouble de la personnalité borderline
- trouble obsessionnel compulsif (TOC)
- victimologie clinique

Histoire de la psychologie

Voir aussi : Chronologie de l'histoire de la psychologie

Fin du XIXe siècle et début du XXe : les premières réussites

Dans l'esprit actuel, nous constatons une façon de réécrire l'histoire en mettant en avant tout ce qui favorise l'éclairage scientifique. C'est ainsi que peut naître la confusion entre la neurologie et la psychologie. Pour la neurologie, il va sans dire que les premières réussites sont par exemple :
- Hermann von Helmholtz (18211894) : A prouvé que les nerfs conduisaient bel et bien de l’électricité.
- Camillo Golgi (18431926): En 1873, grâce à une solution de nitrate d’argent, il devient possible pour la première fois de voir les neurones.
- Santiago Ramón y Cajal (18521934) : Appliquera la technique de Golgi pour préciser la structure du système nerveux. Est à l'origine de la théorie cellulaire, c-à-d de la non-continuité entre les neurones. Partage le prix Nobel de physiologie et médecine de 1906 avec Golgi.
- Hermann Ebbinghaus (18501909) : A été le premier à appliquer une méthode expérimentale dans l’étude de la mémoire.
- Charles Scott Sherrington (18571952) : Malgré les relations de communication entre les neurones mis à jour par Ramón y Cajal, c’est lui qui utilise la terme « synapse » pour la première fois.
- Otto Loewy (18731961) : En 1921, il démontre expérimentalement la transmission chimique d’informations entre les neurones, par le biais des neurotransmetteurs, qu’il contribuera à décrire.
- Wilder Penfield (18911976) : Fondateur de l’Institut de neurologie de Montréal en 1934, il a été un précurseur dans l’identification des zones cérébrales reliées à certaines activités (ex.: homoncule) en tentant de découvrir un remède à l’épilepsie. En ce qui concerne la psychologie plus précisément, il est plus difficile de situer une période permettant de qualifier les « premières » réussites. Rappelons que c'est l'échec de Freud à propos de l'hypnose qui fut la grande réussite de la psychanalyse. Si nous devions trouver des repères marquants, ce serait plus du côté des méthodes employées, et à ce titre, la modernité caractérise ses avancées en psychologie essentiellement en s'appuyant sur le concept de méthode psychologique qui est véritablement la « réussite » marquante la plus manifeste d'un point de vue développemental.

Le début du XXe siècle : l'approche méthodologique en psychologie


- Freud et l’inconscient
La psychanalyse sonne le départ d'une longue démarche réflexive sur l'être humain à partir d'un lexique renouvelé et d'une méthodologie foisonnante (souvent difficile à cerner) encore fertile un siècle plus tard, bien que cette page du Wikipédia ne fasse pas jusqu'à présent la part des choses...
- Le behaviorisme (la psychologie du comportement)
  - La relation stimulus-réponse: le conditionnement (classique, opérant).
  - Un modèle d’explication trop simpliste.
  - L’impasse scientifique: l’impossibilité d’étudier les phénomènes complexes de la pensée (la boîte noire).
- Donald Hebb (19041985) : L'un des premiers à s’opposer à la perspective behavioriste et à amorcer l’étude du traitement de l’information.
Il a élaborée une théorie qui, quoique largement spéculative, fait état de grandes caractéristiques cérébrales :
- # L’efficacité des connexions entre les neurones augmente en fonction de leurs activités pré et post-synaptique.
- # Des réseaux de neurones tendent à s’activer simultanément de manière à former des groupes dont l’activité persiste à leur action et peuvent même la représenter.
- # La pensée s’élabore à travers l’activation séquentielle de groupes de neurones.

Les mathématiques, l’informatique et les débuts du courant cognitiviste


- Norbert Wiener (18941964) et la cybernétique (Control Theory) : Mathématicien américain, il a appliqué les statistiques à la communication et a fondé la cybernétique (le contrôle et la communication chez l’animal et la machine).
  - Un des premiers à comparer le cerveau à un ordinateur.
  - Pionnier des sciences cognitives modernes, il a précisé les concepts de « but » et de « rétroaction ».
  - Le contrôle, lors de la réalisation d’une activité, passe par la détermination de divers buts hiérarchisés. L’activité fournit des informations qui sont constamment comparées aux buts, ce qui constitue la rétroaction et guide l’action.
  - Exemple de l’atteinte d’un but personnel.
- Alan Mathison Turing (19121954) : Mathématicien et logicien anglais.
  - Machine de Turing : constitue la base de la théorie des automates. Elle formalise le concept d’algorithme et est représentées par une succession d’instructions agissant en séquence sur des informations d’entrée et susceptibles de fournir un résultat.
  - Une machine peut-elle penser ? Expérience de pensée : conversation entre un homme et une machine, comment un observateur extérieur pourra-t-il distinguer l’homme de la machine ? Voir aussi le test de Turing.
- John von Neumann (1903-1957) : Mathématicien américain d’origine hongroise.
  - Physique quantique : unification mathématique de la théorie ondulatoire d'Erwin Schrödinger et de la mécanique des particules de Werner Heisenberg.
  - Théorie des jeux: co-fondateur (avec Morgenstern) et de son application à l'économie mathématique.
  - Précurseur de l’intelligence artificielle (IA) : a eu l’idée de coder les programmes (au lieu de branchements physiques), modèle qui a toujours cours aujourd’hui.
  - S'intéresser au traitement de l'information par les organismes biologiques pour définir des applications à des machines artificielles (précurseur du connexionnisme et des neurosciences).
- Herbert Simon (1916-2001). Économiste américain, Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, 1978.
  - Initiera le débat sur les limites de la rationalité : contraintes sur la capacité des agents à traiter l’information disponible.
  - Comment des capacités limitées peuvent évoluer dans un environnement immensément complexe ?
- Avec Allen Newell, l’un des pionniers de l’informatique, ils développeront:
  - La résolution humaine de problèmes à travers des procédures.
  - Élaboreront la notion de processus cognitif dans un contexte d’IA.

La perspective cognitive : le retour de la « boîte noire »


- La recrudescence de l’intérêt pour l'aspect modulaire des processus de pensée.
- Les nouveaux modèles théoriques du traitement de l’information.
- La réfutation de l’impasse scientifique formulée par les behavioristes. Le développement des moyens d’investigation :
- Électro-encéphalographie (EEG) : mesure des différences de potentiel électrique à la surface du scalp.
- Magnéto-encéphalographie (MEG) : mesure des champs magnétiques à la surface du scalp.
- Imagerie par émission de positrons (PET)
- Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF) Le traitement de l’information Questions clés:
- Comment les informations sont-elles intégrées (sensations) ?
- Quelle est leur signification première (perception et reconnaissance) ?
- Comment elles sont stockées, organisées (mémoire) et modifiées (apprentissage) ?
- Comment les utilisons-nous (langage, raisonnement, prise de décision, résolution de problèmes) ?
- Comment sont-elles abstraites (conscience) ? Dans ce modèle, le cerveau humain ressemble à un ordinateur : (1)Entrées → (2)Traitement → (3)Sorties Certains considèrent que cette perspective est celle de « l'homme machine » qui véhicule une image de l'être humain propice à l'idéologie de la performance et du Management. Cette remarque souligne le fait qu'une telle approche ne se préoccupe pas de l'impact « ecologique » de ses théories, et en ce ce sens, nous nous éloignons d'une psychologie qui mesure ses avancées selon sa congruence avec l'humanité de son « objet » d'étude : nous. D'autres pensent que la démarche analytique rendue possible par la modélisation informationnelle et la méthode expérimentale n'est pas incompatible avec une perspective humaniste et intégrée de la psychologie.

Voir aussi


- Liste de psychologues
- Écoles de psychologie

Disciplines liées


- anthropologie (cognitive)
- coaching
- colorimétrie
- communication interpersonnelle
- économie, marketing et finance comportementale
- education
- enseignement
- ergonomie
- éthologie
- histoire
- linguistique et psycholinguistique
- littérature
- neurobiologie
- neurologie
- neuropsychologie
- neurosciences
- pédagogie
- philosophie
- psychanalyse
- psychiatrie
- psychométrie
- sciences cognitives
- sociologie
- théorie des jeux
- théorie systémique

Annuaire de FAQ francophones


- [http://groups.google.fr/groups?q=insubject%3Afaq+group%3Afr.sci.psychologie&scoring=d Les FAQ à jour de fr.sci.psychologie]
- [http://www.psycho-ressources.com/questions_psy.html Questions fréquentes sur les psy et les psychothérapies.]

Liens externes


- [http://www.psycho-textes.com/ Bibliothèque virtuelle de Psychologie]
- [http://www.psynergie.com/ Annuaire francophone de la psychologie]
- [http://www.apa.org American Psychological Association]
- [http://www.psych.org American Psychiatric Association]
- [http://www.bps.org.uk British Psychological Society]
- [http://www.apa.org/monitor/dec99/toc.html Un siècle de psychologie (APA)]
- [http://bsf.spp.asso.fr Bibliothèque de la Société Psychanalytique de Paris]
- [http://www.perfectionnement.info Agenda de formations et congrès en psychologie]
- [http://www.portalpsicologia.org/ Portalpsicologia.org]
- [http://www.sfpsy.org/ Site officiel de la Société Française de Psychologie (SFP)]
- [http://ocw.mit.edu/OcwWeb/Brain-and-Cognitive-Sciences/index.htm Cours du MIT (en anglais)]
-
ja:心理学 ko:심리학 ms:Psikologi simple:Psychology th:จิตวิทยา

Étude randomisée en double aveugle

L'étude randomisée en double aveugle est la démarche expérimentale utilisée en recherche médicale et pharmaceutique. Elle est notamment utilisée dans le développement de nouveaux médicaments, et pour évaluer l'efficacité d'une démarche, d'un traitement. Le rôle d'un tel protocole, relativement lourd à mettre en place, est de réduire au mieux l'influence sur la ou les variables mesurées que pourrait avoir la connaissance d'une information (utilisation d'un produit actif ou d'un placebo, par exemple) à la fois sur le patient (premier « aveugle ») et sur l'examinateur (deuxième « aveugle »).

Description : l'exemple de la recherche médicale

Un des problèmes de la recherche médicale est que l'on ne peut pas faire varier un paramètre en laissant les autres constants : la vie est constituée d'un équilibre et la variation d'un paramètre a une répercussion sur les autres (réaction d'équilibrage de l'organisme, homéostasie). Un autre problème est que les personnes réagissent de manière très différentes, et que la réaction d'une personne peut varier selon le moment où est faite l'étude ; certaines personnes vont guérir spontanément à une maladie, d'autres réagissent plus ou moins bien aux médicaments, et par ailleurs, le fait même de prendre un traitement peut parfois avoir des effets bénéfiques ou négatif même si le traitement lui-même est sans effet (effet placebo). L'idée est de réduire l'influence de la subjectivité des intervenants. Comme il est impossible de s'affranchir de la diversité humaine, il faut la prendre en compte dans l'étude. On constitue donc deux groupes de patients, l'un prenant un traitement contenant le principe actif (le médicament), l'autre prenant un placebo (traitement sans principe actif, présenté généralement sous la même forme galénique). La répartition principe actif/placebo se fait de manière aléatoire (randomisée) et ni la personne prenant le traitement, ni la personne l'administrant ne savent s'il y a du principe actif (double aveugle). La levée du voile n'est faite qu'après le traitement statistique. On ne pourra dire qu'un traitement a de l'effet que si l'on observe une différence statistique significative entre les deux groupes, c'est-à-dire que la probabilité que la différence observée entre les deux traitements soit due uniquement au hasard, est inférieur à un certain seuil, fixé arbitrairement. En médecine, ce seuil est très souvent fixé à 5%.

Pertinence du test

risque alpha : risque de faux négatif risque bêta : puissance du test (sélectivité entre les deux populations)

Autres champs d'application

Le test en double aveugle s'applique aussi lorsque l'on veut tester l'efficacité d'un nouveau traitement par rapport à un autre, ce dernier étant alors appelé « traitement de référence » : il s'agit de déterminer si le nouveau traitement proposé est significativement plus efficace que l'ancien. Le test en double aveugle est également couramment utilisé en dehors du domaine médical dès lors que l'on souhaite réaliser une étude s'affranchissant des biais de perceptions conscients ou non du sujet testé (préjugés). C'est notamment le cas lors d'études comparatives en marketing ou pour des tests organoleptiques (mesure de la qualité gustative d'un aliment par un jury).

Voir aussi


- Bonne pratique clinique Etude randomisee en double aveugle Etude randomisee en double aveugle Etude randomisee en double aveugle Etude randomisee en double aveugle Etude randomisee en double aveugle Etude randomisee en double aveugle

Parapsychologie

La parapsychologie est, pour les parapsychologues et ceux qui les suivent, l’étude rationnelle, approfondie, et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables en l’état actuel de nos connaissances scientifiques, et qui mettraient en jeu le psychisme et son interaction avec l’environnement. Ils distinguent en particulier la parapsychologie expérimentale qui tente d'étudier ces phénomènes dans le cadre du laboratoire. Les parapsychologues distinguent généralement :
- Les perceptions extra-sensorielles (PES) : clairvoyance, précognition, télépathie ;
- La psychokinèse (PK) : macro-pk (sur des objets de taille « normale »), micro-pk (au niveau quantique), bio-pk (sur des organismes vivants). L'existence des ces phénomènes ne fait pas l'objet d'un consensus au sein de la communauté scientifique.

Statut de la discipline

Le terme de parapsychologue fait référence à un chercheur possédant le plus souvent un diplôme de psychologie bien que des scientifiques de diverses origines (physiciens, médecins, biologistes, etc.) se spécialisent dans ce domaine ; il existe cependant des diplômes d'états, notamment au Royaume Uni. La quasi totalité des parapsychologues sont membres de la Parapsychological Association (PA) [http://www.parapsych.org/index.html] organisme membre de l'AAAS. Il existe plusieurs universités possédant des chaires et des laboratoires de parapsychologie. On peut notamment citer la Koestler Parapsychology Unit (KPU) [http://moebius.psy.ed.ac.uk] de l'université d'Edimbourg, ou encore le Princeton Engineering Anomalies Research (PEAR)[http://www.princeton.edu/~pear/] de l'université de Princeton. Actuellement, environ 200 chercheurs travaillent dans le domaine de la parapsychologie de part le monde dont un quart effectue des recherches à plein temps au sein de structures officielles. Un nombre important de travaux de niveau universitaire, établis dans des conditions scientifiquement contrôlées, ont été réalisés sur le sujet. Les résultats de ces travaux sont controversés et c'est une raison pour laquelle ils sont généralement publiés dans des revues anglo-saxonnes spécialisées, ce qui est notamment à l'origine de la méconnaissance des recherches effectuées sur le sujet. Il existe principalement deux types de travaux effectués dans le domaine de la parapsychologie expérimentale :
- Les travaux élitistes : ils concernent les recherches portant sur des sujets doués, appelés aussi sujets psi (psychic en anglais). Les travaux effectués dans ce domaine, dans des cadres contrôlés, ont pour ambition d'éviter tout biais potentiel : la lecture froide et les effets Barnum dans le domaine des perceptions extra sensorielles ; pour la psychokinèse, les dispositifs mis en place sont généralement plus complexes certains sujets étant déjà été pris à tricher, certains ayant des connaissances dans le domaine de l'illusionisme.
- Les travaux universalistes : Développés principalement en premier par Joseph Banks Rhine à l'université de Duke, dans le prolongement de travaux de Charles Richet, ces travaux ont pour but la mise en évidence d'effets psi chez des individus non sélectionnés. Généralement, cela nécessite une nombre d'essais important étant donné que les effets observés dans ce cadre bien particulier, sont le plus souvent faibles. On peut notamment citer le protocole Ganzfeld ou encore les travaux de micro-pk d'Helmut Schmidt. C'est à l'heure actuelle l'approche qui est privilégiée au sein des laboratoires de parapsychologie.

Difficultés rencontrées par la parapsychologie

Certains observateurs s'accordent sur le fait que les travaux de parapsychologie ont mis en évidence des effets, d'autres contestent ces analyses. La parapsychologie est en effet confrontée à différents problèmes :
- Le problème de la reproductibilité : il n'existe pas à l'heure actuelle d'expérience reproductible à souhait par n'importe quel chercheur, dans n'importe quel laboratoire, mettant en évidences des phénomènes psi. Il existe cependant certains travaux réalisés menant à des résultats significatifs et d'autres à des résultats non significatifs. Là où les sceptiques ne voient qu'une répartition liée aux hasards (avec un effet cerceau lié à un biais dans la publication des résultats), les parapsychologues interprètent ces résultats en interrogeant la place du sujet et de l'expérimentateur. Certains parapsychologues pensent qu'il n'est pas possible de reproduire ces effets comme dans les autres domaines scientifiques étant donné que ces effets seraient variables selon les sujets et les expérimentateurs. Par exemple, il semblerait que la croyance du sujet en ces phénomènes conditionne en partie les résultats. Les parapsychologues parlent d'effet mouton-chèvre (Palmer, 1978). D'autres paramètres comme l'extraversion des sujets semblent influencer les résultats. Les observateurs sceptiques considèrent pour leur part que les difficultés de reproduction des expériences significatives par d'autres chercheurs comme l'indice de biais et du fait que, fondamentalement, le Psi n'existe pas.
- Le problème de la théorie : il n'existe pas actuellement de théorie scientifique permettant d'expliquer de façon causale les résultats obtenus par les parapsychologues. Il existe cependant des « modèles de compréhension » permettant de déterminer quels sont les paramètres permettant d'obtenir des effets psi (meilleurs résultats chez les sujets liés affectivement, importance de certains caractères psychologiques,etc.) et des esquisses de théories descriptives comme le modèle de l'information pragmatique (Lucadou, 1987). Ces théories ne font pas non plus consensus, en particulier concernant le fait qu'elles contredisent ou non les théories actuelles en physique contemporaine. Certains auteurs sceptiques pensent que ces théories ne sont pas conciliables avec les théories classiques tandis que d'autres chercheurs, on peut citer notamment le prix nobel de physique Brian Josephson ou encore le physicien français Olivier Causta de Beauregard, pensent que les théories du psi n'invalident pas les modèles de physique contemporains, ils les complètent. Il est d'ailleurs difficile de déterminer précisement la position des scientifiques sur le sujet : certains sondages indiquent effectivement que plus les gens sont éduqués, plus ils ont tendance à penser que les phénomènes psi existent. Au niveau théorique, les sceptiques critiquent généralement le fait que le « support » de l'information et un éventuel organe « récepteur » n'aient pas été mis en évidence. Pour les parapsychologues, les effets psi ne fonctionnent pas sur les mêmes modalités que les autres phénomènes physiques, et par conséquent parler de support d'information et d'organe récepteur est inadapté.
- Anomalite et causalité: les parapsychologues mettent en évidence dans leurs recherches des anomalies statistiques. Or, une anomalie statistique est juste cela : une anomalie. Elle est pour l’instant inexpliquée et demande à trouver une explication. Certains parapsychologues considèrent que l’explication de l’anomalie est une perception extrasensorielle. Cependant, lorsqu’il y a une anomalie statistique, on observe une corrélation. Cela n’implique pas ipso facto que l’explication de cette corrélation est le Psi. Parapsychologues et sceptiques s'accordent sur le fait que les moyens dévolus aux recherches dans le domaine de la parapsychologie devraient être plus important afin de déterminer s'il s'agit simplement d'artefacts ou de réels effets psi.
- L'effet expérimentateur: Ce terme prend un sens particulier dans le domaine de la parapsycholgie. C'est une forme particulière de l'effet mouton-chèvre au niveau de l'expérimentateur. Les parapsychologues émettent l'hypothèse que l'expérimentateur pourrait avoir une influence sur les résultats de façon psi (et non pas de façon classique, comme par exemple avec l'effet Rosenthal). Les sceptiques, à l'inverse, n'y voit qu'un effet Rosenthal on ne peut plus classique. La possibilité de distinguer d'éventuels effet psi provenant des sujets des effets provenant des expérimentateurs est un débat important au sein de la communauté des parapsychologues.
- Le manque de moyens : les recherches effectuées dans le domaine de la parapsychologie depuis près d'un siècle ont été effectuées avec les mêmes moyens que ceux dévolus aux départements de psychologie américains pendant deux mois. Cela permet d'expliquer en partie la raison pour laquelle les parapsychologues ont de grandes difficultés pour mettre en place des recherches. Il faut rajouter à cela, le nombre très faible de chercheurs travaillant à temps plein dans ce domaine. À noter que la situation est particulièrement critique en France, où il n'existe aucune université ayant un laboratoire de parapsychologie. Un autre facteur explicatif du manque d'essor de la parapsychologie est la difficulté de répliquer les expériences pour les raisons invoquées précédemment, en particulier l'effet expérimentateur. En effet, certains expérimentateurs, même fervents défenseusr du psi, sont considérés comme des « psi inhibiteur », c'est le cas du célèbre parapsychologue John Beloff. Enfin, on peut mentionner le fait qu'il est souvent très mal vu dans les milieux universitaires de travailler sur les questions liées à la parapsychologie. C'est généralement une approche critique qui est favorisée et les travaux tentant de mettre en évidence les phénomènes sont souvent difficiles à mettre en place.
- L'absence d'applications technologiques : La parapsychologie n'a pas pu mener à des applications au niveau technologique. Les parapsychologues russes ont particulièrement creusé cette voie sans succès. Pour les observateurs critiques, il s'agit là d'un argument en faveur de la non existence du psi. À l'inverse, la plupart des parapsychologues pensent que toute tentative d'utilisation technologique du psi est illusoire étant donné que les effets observés sont intimement liés à des sujets et que par conséquent ils ne correspondent pas à des effets physiques classiques. C'est pourquoi des applications ont été réalisées en ce sens (recherche de personnes disparues en particulier).

Sceptiques (ou Zététique) vs. Parapsychologue

Parmi les différents chercheurs s'intéressant aux phénomènes "dits" paranormaux, il existe des positions variables et on distingue en particulier deux positions différentes, souvent opposées :
- Les chercheurs, dont les zététiciens font partie, qui pensent que les résultats obtenus en parapsychologie ont en particulier pour origine des biais au niveau des protocoles et des concordances hasardeuses. Dans certains cas, les biais en questions n'auraient pas été mis en évidence mais le seront dans le futur. Les différents résultats obtenus ne feraient donc pas la preuve de ces phénomènes mais correspondraient simplement à des artefacts. Le sceptique James Alcock repertorie les principaux arguments sceptiques qui vont dans ce sens dans cet article : [http://www.imprint.co.uk/pdf/Alcock-editorial.pdf Give the null hypothesis a chance]
- Certains chercheurs pensent en revanche que ces expériences ont fait la preuve qu'il existe des phénomènes psi. Leur principal argument est qu'un certain nombre d'expériences réalisées ont mené à des résultats significatifs sans que des biais aient pu être constatés. On peut en citer entre autre les travaux effectués sur les rêves télépathiques au Maimonide Hospital. La plupart des publications rapportant des résultats probants dans le domaine de la parapsychologie sont répertoriées dans cet article : [http://www.metapsychique.org/Recueil-de-preuves-en-faveur-du.html Recueil de preuves en faveur du psi] Des scientifiques appartiennent à ces deux catégories. On remarquera qu'ils s'accordent pour dire qu'il est nécessaire de mettre en place des programmes de recherche plus aboutis, notamment en milieu universitaire, afin de pouvoir déterminer si ces phénomènes existent ou non. C'est la conclusion à laquelle le célèbre sceptique Ray Hyman ainsi que la parapsychologue Jessica Utts étaient arrivés à la suite de leurs rapports sur les travaux effectués sur le remote viewing au SRI et au SAIC. C'est également la conclusion du sceptique James Alcock et du parapsychologue Adrian Parker dans les rapports présentés ci-dessus. Depuis quelques années, on voit se multiplier les recherches impliquant des sceptiques et des parapsychologues. Ce fut déjà le cas en 1986 lorsque Ray Hyman collabora avec Charles Honorton en vu d'améliorer le protocole Ganzfeld. On remarquera en particulier aujourd'hui les travaux effectués sur le remote staring impliquant le sceptique Richard Wiseman et la parapsychologie Marylin Schlitz. De telles initiatives ne peuvent être qu'encouragées car elles permettent de mettre en place des recherches rigoureuses ou les tenants des différents thèses s'associent plutôt que de se combattre comme cela a pu être le cas dans le passé.

La parapsychologie : une pseudo-science ?

Pour répondre à cette question, il est nécessaire de différencier :
- La pseudo-parapsychologie : Il s'agit de l'ensemble des pratiques "parapsychologiques" que l'on retrouve notamment dans les pages des magazines tv. Elles sont utilisées par des personnes qui n'ont généralement pas de formation scientifique et qui raisonnent selon une pensée magico-phénoméniste. Elles évoluent dans le registre de la croyance et de la pseudo-science. Le titre de parapsychologue, n'étant pas défendu, de tels excès sont fréquents et mène courrament à des amalgames.
- la parapsychologie scientifique: La parapsychologie scientifique (ou expérimentale) en revanche est une discipline pratiquée par des chercheurs ayant le plus souvent une formation scientifique. Ils utilisent des méthodologies scientifiques et mettent en place des expériences en conditions contrôlées. La parapsychologie scientifique est reconnue officiellement comme étant scientifique depuis 1969 à travers son organisation principale, la Parapsychological Association, qui fait parti de l'AAAS. elle est implantée au sein de départements universitaires de psychologie. En tant que discipline scientifique, la parapsychologie, et les chercheurs qui la pratiquent se doivent d'être neutre. Leur objectif est d'étudier les phénomènes réputés paranormaux dans le but de les expliquer scientifiquement, que l'ensemble des phénomènes soient réductibles à des causes déjà connues (les départements de parapsychologie étudient alors le "non-psi") ou des causes encore inconnues (qui demeurent controversées étant donné les résultats parfois contradictoires des expériences effectuées). Mais, bien que la parapsychologie utilise des méthodes scientifiques, il est plus difficile de déterminer de quelle nature sont ses théories. Nous rejoignons ici les problèmes décrits précédemment. Bien que des effets aient été mis en évidence, ils ne sont pas expliqués selon des modèles scientifiques classiques, ce qui rend problématique cette discipline. En effet, les parapsychologues emettent notamment l'hypothèse qu'il pourrait exister des interactions encore inexpliquées entre un observateur et un phénomène étudié. Nous rejoignons alors une problématique scientifique qui a traversé l'ensemble du XX ème siècle, à commencer par celui de la physique quantique. Il s'agit de débats complexes, notamment sur le plan épistémologiques, qui sont abordés frontalement par la parapsychologie et qui mènent parfois à l'ostracisme dont elle est l'objet.

Cadre épistémologique

Ces résultats interrogent les cadres épistémologiques actuels, notamment au niveau des notion de scientificité, de rationalité et de reproductibilité. Plus que d'un changement de paradigme, il s'agit plus d'une adaptation des cadres scientifiques à certains objets d'études, en l'occurrence, à des phénomènes psychiques liés intimement à des sujets, et par conséquent, difficiles à étudier selon les cadres actuels. Les questions liées à ces notions dépassent d'ailleurs largement le cadre restreint de ces phénomènes et renvoie à des interrogations fondamentales sur les liens qu'entretiennent faits et théories.

Applications potentielles de la parapsychologie

Certains chercheurs pensent qu'il ne sera jamais possible de mettre en place des expériences de parapsychologies indépendantes des sujets et des expérimentateurs. Il serait alors nécessaire de développer les éventuelles applications découlant des effets qui auraient été mis en évidence. On peut citer à ce propos quelques applications de cet ordre :
- Dans le domaine de l'archéologie : les travaux de Stephan Schwartz qui ont principalement pour but de déterminer des lieux de fouille grâce au croisement d'informations données par des sujets psi. La fiabilité de ces travaux ont cependant été remise en question, car il est très difficile de contrôler les connaissances antérieures du médium en archéologie.
- Dans le domaine du renseignement : Les travaux les plus connus sur le sujet sont ceux effectués sous l'égide de la CIA, dont le dernier nom de code sera « Stargate ». Environ 5% des documents relatifs aux 25 années de fonctionnement du groupe de sujets psi formés pour déterminer des cibles à distance ont été déclassifiés en 1995. La CIA a demandé à deux observateurs, Ray Hyman et Jessica Utts, de juger les résultats de ces travaux. Leurs avis divergent. Leurs rapports sont consultables ici : [http://www.mceagle.com/remote-viewing/refs/science/air/hyman.html] et [http://www.metapsychique.org/An-assessment-of-the-evidence-for.html]
- Dans le domaine de la recherche de personnes disparues : Il n'existe pas à l'heure actuelle d'étude fiable de grande ampleur sur le sujet. Il existe cependant un certain nombre de publications portant sur des personnes retrouvées à l'aide, voire parfois uniquement, d'informations données par des sujets psi (voir [http://a1162.fmg.uva.nl/djb/research/psi/papers/42.pdf]). Cependant, comme d'habitude dans ce champ de recherche, les avis divergent. Pour certains, le fait que les sujets n'obtiennent pas toujours des résultats est suffisant pour fortement critiquer ce type d'application. Ce fût notamment le cas dans une une triste affaire (Voir [http://www.csicop.org/sb/9703/belgium.html]).
- Dans le monde de l'entreprise : A l'heure actuelle, un certain nombre de sujets psi (en particulier ceux qui ont travaillé pour la CIA durant la guerre froide) travaillent désormais pour des entreprises qui sont le plus souvent des organismes de prospection (dans les domaines miniers et pétrolifères). Cependant il est très difficile d'évaluer les résultats de ces travaux qui sont le plus souvent tenus secrets. On peut aussi mentionner les tentatives qui ont été faites au niveau boursier et dont les résultats ont été mitigés. Le problème étant toujours le même : les sujets n'arrivent pas à tout les coups ce qui rend toute recherche de fond difficile. À l'heure actuelle, il n'est pas possible de déterminer si les résultast obtenus dans ce domaine sont le signe, ou non, de l'existence des phénomènes.

La situation en France

En France, le principal organisme de recherche sur le sujet est l’Institut Métapsychique international (IMI) [http://www.metapsychique.org], fondation reconnue d’utilité publique dépendant du ministère de l’Intérieur. Créée en 1919, elle a notamment compté parmi ses membres fondateurs, Charles Richet, prix Nobel de physiologie). On peut aussi mentionner le Groupe d'Etudes d'Etudes Experimentales des Phénomènes Parapsychologiques (GEEP) et le laboratoire de zététique d'Henri Broch [http://www.unice.fr/zetetique], qui propose pour sa part une approche zététique de ces phénomènes comme son nom l'indique. À noter à ce sujet, qu'il existe un courant critique, appelé sceptique ou zététique selon les écoles, qui pense que ces phénomènes n'existent pas. Il existe encore aujourd'hui de fortes oppositions entre les tenants de cette thèse et certains parapsychologues qui pensent que ces phénomènes existent. Cette opposition est symptomatique du manque de consensus actuel vis-à-vis de ces phénomènes au sein de la communauté scientifique.

Organismes de recherche en parapsychologie

Centres universitaires


- [http://moebius.psy.ed.ac.uk/ Koestler Parapsychology Unit] à l'University d'Edimbourg.
- [http://noosphere.princeton.edu/ Global Consciousness Project] à L'université de Princeton
- [http://cwis.livjm.ac.uk/hum/ctp/ Consciousness and Transpersonal Psychology Research Unit] à la Liverpool John Moores University.
- [http://www.northampton.ac.uk/ass/behav/psych/research/index.htm Psychology Research Cluster] au University College Northampton.
- [http://www.princeton.edu/~pear/ Princeton Engineering Anomalies Research] (PEAR) à l'université de Princeton.
- [http://www.healthsystem.virginia.edu/internet/personalitystudies/ Division of Personality Studies] (DOPS), a unit of the Department of Psychiatric Medicine at the University of Virginia.
- Bigelow Chair of Consciousness Studies à l'University of Nevada (UNLV).
- [http://www.psychology.adelaide.edu.au/members/post-grads/lancestorm/APRU.html Anomalistic Psychology Research Unit] (APRU) at the University of Adelaide.
- [http://www.goldsmiths.ac.uk/apru/ Anomalistic Psychology Research Unit] à la Goldsmiths University of London.
- [http://phoenix.herts.ac.uk/pwru/hmpage.html Perrott-Warrick Research Unit] au Psychology Department of the University of Hertfordshire.

Associations et fondations


- [http://www.metapsychique.org Institut Metapsychique International]
- [http://gerp.free.fr/ GERP]
- [http://www.parapsych.org Parapsychological Association]
- [http://www.princeton.edu/~pear PEAR]
- [http://www.aspr.com/ ASPR]
- [http://moebius.psy.ed.ac.uk/ KPU]
- [http://www.spr.ac.uk/index.php3 SPR]

Sélection d'articles en ligne

Exemples de publications de parapsychologie scientifique


- [http://www.metapsychique.org/Recueil-de-preuves-en-faveur-du.html Abrégé de preuves en faveur du psi ]
- [http://www.metapsychique.org/Le-reve-telepathique-Avancees.html Le rêve télépathique. Avancées expérimentales et cliniques. ]
- [http://comp9.psych.cornell.edu/dbem/does_psi_exist.html Does psi exit ? »]
- [http://anson.ucdavis.edu/~utts/air2.html An assessment of the evidence for psychic fonctioning]
- [http://www.psy.gu.se/EJP/EJP2001Morris.pdf Research Methods in Experimental Parapsychology: Problems and Prospects]
- [http://www.psy.gu.se/EJP/EJPEdwin%20May2001.pdf Towards The Physics of Psi: Correlation with Physical Variables]
- [http://www.metapsychique.org/-Articles-et-travaux-.html D'autres articles...]

Articles généraux portant sur la parapsychologie


- [http://www.metapsychique.org/-FAQ-parapsychologie-.html FAQ de parapsychologie]
- [http://www.metapsychique.org/Situation-de-la-parapsychologie.html Situation de la parapsychologie scientifique]
- [http://www.paranormal-info.com/La-parapsychologie-realite-ou.html La parapsychologie, réalité ou fiction ?]
- [http://www.metapsychique.org/IMG/pdf/MC_Rousseau_Master_Dublin_2000.pdf Science, recherche sur le paranormal et croyances irrationnelles]

Articles sceptiques sur la parapsychologie


- [http://www.skepticreport.com/psychics/teresi.htm The current state of parapsychological research]
- [http://www.csicop.org/si/9603/claims.html Evidence of Psychic Fonctionning: Claims vs. Reality]
- [http://www.csicop.org/genx/ganzfeld/index.htmlThe Best Case for ESP]
- [http://www.csicop.org/si/2001-03/conciousness.htmlWhat can the paranormal teach us about consciousness ?]
- [http://www.csicop.org/si/9911/lilienfeld.html New analysis raise doubts about replicability of ESP findings]
- [http://www.skepticreport.com/psychics/radinbook.htm Book Review: Dean Radin - The Conscious Universe]

Références Bibliographiques

Références parapsychologiques


- Broughton R.S., Parapsychologie, une science controversée. Ed du Rocher, 1995
- Lucadou (von), Walter. The Model of Pragmatic Information. Proceedings of the 30th Parapsychological Association Convention, 1987.
- Lucadou (von), Walter. The Endo-Exo-Perspective Heaven and Hell of Parapsychology. Proceedings of the 37th Parapsychological Association Convention, 1994.
- Radin, D. La conscience invisible, Ed Presses du Châtelet, 2000.
- Palmer, Extrasensory Perception, Advances in Parapsychological research, vol.2 (New York : Plenum, 1978, p.59-243

Références sceptiques


- Alcock, J. E. Give the Null Hypothesis a Chance. Journal of Consciousness Studies, 10, 6-7, 2003, p. 29-50.
- Alcock, J. E. Parapsychology, Science or Magic? A Psychological Perspective. New York, Pergamon Press, 1981.
- Blackmore, S. J. In search of the light: The Adventures of a Parapsychologist. New York, Prometheus Books, 1986.
- Hansel, C. E. M. The search for psychic power: ESP and Parapsychology revisited. New York: Prometheus Books, 1989.
- Kurtz, P. A Skeptic's Handbook of Parapsychology. New York: Prometheus Books, 1985.
- Sargent, Carl L. Extraversion and Performance in 'Extrasensory' Perception Tasks, Personnality and Individual Differences, 1981, n°2, p.137-143.
- Wiseman, R., & Morris, R. L. Guidelines for testing psychic claimants. New York: Pormetheus Books, 1995.

Voir aussi

Articles connexes


- parapsychologue
- métapsychique
- paranormal
- épistémologie
- Pseudo-science
- Revues de parapsychologies
- science
- zététique
- représentation au cinéma de divertissement : Ghostbusters

Liens externes

Liens externes autour de la parapsychologie


- http://www.paranormal-info.com/-Parapsychologie-.html
- http://psiland.free.fr
- http://perso.wanadoo.fr/basuyaux/parapsy_fr/
- http://auriol.free.fr/Parapsychologie.htm
- http://geepp.or3p.free.fr
- http://www.fourmilab.ch/rpkp/
- http://www.sixieme-sens.info/

Liens externes sceptiques sur la parapsychologie


- http://www.zetetique.ldh.org/
- http://agora.zetetique.org/forum/
- http://www.observatoire-zetetique.org/page/home.php
- http://www.unice.fr/zetetique/
- http://www.csicop.org/
- http://www.randi.org/
- http://www.susanblackmore.co.uk/
- http://phoenix.herts.ac.uk/PWRU/RWhomepage.html Catégorie:Pseudo-scienceParapsychologie ja:超心理学

Catégorie:Psychologie

ja:Category:心理学 Catégorie:Sciences humaines

Tokelau

Tokelau (abans Union Islands, «illes de la Unió») és un territori d'ultramar depenent de Nova Zelanda. L'arxipèlag està situat al nord de Samoa i el seu nom significa «vent del nord». Consta de tres atols de corall, més un quart administrat per la Samoa Nord-americana.

Geografia

Les illes de l'arxipèlag de Tokelau són atols de corall:
- Atafu (abans Duc de York)
- Nukunonu (abans Duc de Clarence)
- Fakaofo (abans Bowditch)
- Swains, administrada des de la Samoa Nord-americana. La superfície total de les illes del territori de Tokelau és de 10,8 km2. L'altitud màxima és de 5 m sobre el nivell del mar. Les Nacions Unides han inclòs les Tokelau a la llista d'illes que podrien desaparèixer com a conseqüència de l'escalfament de la Terra provocat per la contaminació i l'efecte hivernacle.

Història

Les Tokelau van ser originalment poblades per emigrants polinesis de les illes més properes, aproximadament al segle IX. Al segle XIV van ser colonitzades des de les illes Samoa, mantenint unes relacions lingüístiques i culturals entre els dos arxipèlags. Els tres atols van viure de forma independent encara que mantenint una cohesió social. La societat tradicional era dominada pels caps dels clans aristocràtics (els «aliki» polinesis). L'any 1765 l'anglès John Byron va descobrir Atafu. El 1791 l'anglès Edward Edwards, mentre buscava els amotinats de la Bounty, va descobrir Nukunono. Finalment, Fakaofu va ser descobert pel francès Morvan el 1841. El 1850 van arribar els primers missioners catòlics i protestants, convertint tota la població al cristianisme. El 1860 van aparèixer els caçadors d'esclaus peruans buscant ma d’obra per les mines del Perú. Se'n van emportar quasi tota la població activa masculina. Per protegir les illes es va establir el protectorat britànic el 1877. Desprès, el 1916, es van incorporar a la colònia de les illes Gilbert i Ellice, i el 1925 es va transferir l'administració a Nova Zelanda. Des de 1949 és un territori neozelandès, recuperant el nom tradicional de Tokelau.

Política

El cap d'estat és la reina Elisabet II representada per un administrador nomenat pel ministre d'Afers Exteriors de Nova Zelanda. El cap de govern és escollit entre els tres membres del Consell de Faipule, un per cada illa. El Consell d'Ancians de cada atol, o Taupulega, escull els representants de la Asamblea General, o Fono. El Comitè de Descolonització de les Nacions Unides inclou Tokelau a la llista de territoris sense autonomia. Des de 1994 s'estan transferint competències d'autogovern, sota la supervisió de les Nacions Unides, i l'any 2004 es van iniciar les negociacions per canviar l'estatus del territori per una lliure associació.

Economia

L'economia de l'arxipèlag és de subsistència, bàsicament sustentada en la pesca i el coco. La falta de sòl fa que no es puguin conrear hortalisses ni fruits. L’exportació es basa en segells i monedes de col·leccionisme, i en la producció de copra. El dèficit comercial es compensa amb ajuts exteriors des de Nova Zelanda.

Població

Tokelau té menys de 1.500 habitants, tots polinesis. La falta de recursos han provocat l'emigració cap a Nova Zelanda i Samoa. L'any 1990 el cicló Ofa va arrasar les tres illes destruint quasi tots els bananers i cocoters, i fent augmentar el flux migratori.

Infrastructures

Les illes viuen en un relatiu aïllament. No hi ha cap port ni aeroport. Fins l'any 1991 no es va establir un servei regular marítim entre les illes i l'any 1997 es va crear el servei públic de telefonia via satèl·lit. Tokelau disposa a Internet d'un domini d'alt nivell («.tk») i facilita la creació i manteniment de noms de domini gratuits. Categoria:Tokelau ja:トケラウ simple:Tokelau zh-min-nan:Tokelau

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